mercredi 6 février 2008

Fini les vacances

Monday January 21st
Notre 1er jour de boulot à l’usine. Le travail à la chaîne. Nous travaillons au début et à la fin de la chaîne Powder Coating (au sens propre et figuré) de production de Bull Bar (les gros pare-chocs de 4x4). C’est ennuyeux au possible, un travail répétitif et difficile. Nous sommes tel des robots répétant encore et encore la même tâche.

Tuesday January 22nd
Anniversaire d’Em’, nous lui offrons un baume pour le corps et Gael un maillot de l’Equipe de Footy ou rugby locale… Ici les filles sont autant passionnées de Rugby et Footy que les hommes.

Wednesday January 23th au Tuesday February 12th

En gros, les Bulls Bar sortent d’un puissant four ventilé qui permet de déposer sur l’acier brut, une fine couche de poudre métallique. Nous les installons sur la chaîne, puis les nettoyons (grattage et air comprimé), je vous présente la zone baptisée« dirty », avant qu’elles passent dans différentes chambres chimiques. En sortant de là, des ouvriers projettent le Powder Coat, une poussière de métal contenant des colorants entre autres. Puis en fin de chaîne, nous les prenons pour les emballer, et voici sa sœur la zone que nous baptisons « Relou »…
Avec Romain nous alternons un jour la zone « dirty » l’autre jour la zone « Relou » (du verlan lourd au cas où certains dans le fond de la classe près du radiateur n’auraient pas compris).

Pourquoi Relou ?
Parce que dans la zone dirty, nous grattons, nous nous prenons des volées de poussières métalliques dans la figure, les yeux les cheveux bref partout mais, le temps passe vite. Alors que dans la fameuse zone dite « Relou », nous portons ces p****** de barres pour les déposer soigneusement dans des cartons. Mais dites vous qu’elles pèsent entre 50 et 85 kilos. Ah ben oui hein… Du pur acier bien lourd. Mais il n’y pas que ça. Et oui car là aussi, il faut prendre le mot Relou dans le sens propre et figuré. Car dans cette zone, le temps passe lentement mais lentement…

Bon bref j’exagère un peu, on déconne aussi avec les autres, on se raconte des conneries et on se tape de bons délires mais bon c’est dur de se lever à 6h30 pour être au boulot à 7h30. Et oui nous commençons vraiment tôt, mais l’avantage est : « nous finissons à 15h30 ».

Autre particularité bien australienne, nous sommes payés à la semaine (de même nous payerons notre loyer à la semaine). Système vraiment pratique.

Thursday January 24th
Jour de paie pour romain et moi, pour les 2 premiers jours de boulot : 239 dollars. Pas mal non ! Converti en euros cela fait, genre 150 euros et la vie est moins chère que chez nous so, c’est tout bénéf’.

L’épopée US MARINES :
Bon, vous avez pu lire précédemment que nous avions passé un casting… (cf jour de l’an à Melbourne).

Après deux semaines d’attente fébrile, nous sommes

DECUS !!

En effet, nous ne sommes pas pris. Adieu les entraînements de Marines dans les camps, tir au fusil… Grosse grosse déception pour nous tous. Mais pas toute.

Laurie est PRISE !! YAHOU !!! Elle va tourner dans plusieurs scènes, en tant que « civilian woman ».
Première convocation le jeudi 24 janvier. Elle se fait chouchouter. Elle se retrouve habillée et coiffée à la mode année 40. Hélas nous n’avons aucune image d’elle.

Tournage le 2 février.
Ils ont bloqués une des avenues principales de Melbourne pour elle. Enfin pour elle, je m’enflamme un peu.
Une avenue entière retrouve le visage de sa jeunesse. Vieux tramway de l’époque, vieilles voitures, dames et demoiselles se promenant, draguées par des US Marines quelque peu chahuteurs et complètement bourrés, des étals de marchands de fruits et légumes ambulants, kiosques de vendeurs de journaux, lampadaires et bancs d’époques… Voilà le décor, pour les scènes, je laisse place à votre imagination. Et puis Laurie vous le racontera bien mieux que moi lorsque l’on sera de retour.

Un jour de l'an a Melbourne

Monday December 31st
Aujourd’hui la chaleur nous accable (encore) 43°C à l’ombre.
Si avec cette alternance de chaud – froid, on choppe pas une crève je m’engage dans l’armée australienne.
Bon trêve de plaisanterie.

Ce soir, c’est le jour de l’an. Nous allons être parmi les premiers au monde à fêter le jour de l’an (avec environ 10 heures d’avance sur vous autres, overseas).

Les réglementations sur l’alcool sont très strictes, interdiction de boire dans la rue…

Dommage, on aurait aimé faire péter une bouteille de champagne sous les feux d’artifice.
Nous plongeons directement dans l’ambiance au moment où nous rentrons dans le train nous menant à Melbourne. La clientèle habituelle (cadres avec labtop, couples de backpackers, quelques asiatiques et leurs appareils photos, …) est remplacée par une foule hétéroclite de jeunes en train de faire la fête.

Tout le monde semble se connaître, un peu comme si toute une promotion d’une faculté lambda c’était donné rendez-vous ce soir dans notre wagon.

Toutefois un couple de personnes d’un certain âge (pour ne pas dire de l’âge de nos parents) semble un peu perdu au milieu de tout ce charivari.

La mode ici, c’est le fluo. Nous nous retrouvons alors dans un wagon éclatant de couleurs. Le tout se perdant dans un brouhaha général.

C’est donc au milieu de cette joyeuse foule que nous arrivons à Melbourne by night (oui c’est la première fois que nous la voyons de nuit).
Quel changement !
Bon, le jour de l’an doit y être pour quelque chose car c’est over crowded. Federation Square et toutes les rues principales sont saturés de monde (nous apprendrons plus tard qu’il y avait ce soir là 300 000 personnes dans les rues de Melbourne mais qu’à cause de la chaleur, c’est bien moins que d’habitude 500 000 personnes !!!).
Nous allons voir un groupe sur Federation Square jouant des reprises Rock. YALA !
Peu avant l’heure H, nous bougeons vers la Yarra River.
10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 !!!

BONNE ANNEE !!!!

(Bonne Année à toutes et à tous !!!)

Tout autour de nous, c’est un festival pyrotechnique. Des feux d’artifices éclatent de partout devant, derrière, sur les grattes-ciels… Je n’en ai jamais vu autant de tous les côtés à la fois, et ça dure, ça dure… C’est magique.

Une grosse pensée pour nos familles, nos amis, et la famille Craig de NewCastle.

Tuesday January 1st
Bonne année par ci, Bonne année par là, nous sommes en 2008 et c’est parti pour une nouvelle année, qui je l’espère, nous réserve pleins d’autres bonnes surprises.

Nous allons faire la fête dans les rues. Un Coca moscovite dans une main et une Russian limonade dans l’autre…
Argh !! Gros oubli de notre part, pas d’appareil photo (Mathilde ne nous oublie pas…).

Le train nous ramenant à MontRose est à 6h et quelques, nous sommes « obligés » de passer toute la nuit à Melbourne (bon ok vers la fin, c’était un peu long).

SIESTE.

En milieu d’après midi, nous faisons un grand repas avec toute la famille.
Et nous n’échappons pas à la coutume des Christmas Crackers.

Bien sympa comme coutume.
Ce sont des petits cadeaux emballés dans un paquet en forme de papillotes géantes. On tire de chaque côté du paquet jusqu’à ce que le pétard à l’intérieur explose (un peu celui de nos papillotes mais en plus gros).

Wednesday January 2nd
On profite de cette journée pour faire la vidange et l’entretien des filtres de notre van.

Puis en fin d’après midi nous allons au Queen Victoria Market, un marché couvert au Nord de Melbourne, où l’on peut trouver un peu de tout et n’importe quoi allant du stand hippie vendant pantalons en toile, sacs, … au stand d’un artiste peintre ou encore, à celui d’un vendeur de lunettes fashion.
On rajoute en plus de tout quelques scènes où sont jouées un peu de tout les styles de musiques et une longue allée où il y a tous les styles de food asiatique, australienne, italienne, allemande, africaine, cubaine… Bref voilà en quelques phrases le Queen Victoria Market le mercredi soir (oui, car les autres jours de la semaine c’est fruits et légumes, fringues…)

Thursday January 3rd
Comme tout les départs, celui-ci est difficile. Mais bon, on devrait revenir ici après notre trip sur la Great Ocean Road.
En route pour Torquay, la ville du Surf.
Trop bon, il y a un quartier où il n’y a que des shop estampillés Quiksilver, RipCurl, Volcom, Element, Reef, … Big Up to David, Ben, Djé …


Nos héros se retrouvent dans une situation délicate, la nuit va bientôt tombée, tous les campings sont pleins à craquer, la police rôde, que faire ?
Gael, notre expert en camping sauvage : « Surtout ne pas camper sur une aire de pique-nique au bord la plage, c’est l’endroit idéal pour se faire réveiller en plein milieu de la nuit par une patrouille. La chose à faire, dans ce cas là, c’est de se trouver un coin tranquille dans un quartier résidentiel où l’on essaie de deviner si, il va y avoir du passage ou pas dans la nuit et/ou le lendemain matin. Mode stealth enclenché et bonne nuit.
Nous avions aussi pensé à peindre notre van : un coté « mur en brique », l’autre coté « camouflage forêt », l’avant « plage de sable », l’arrière « place de parking vide » afin de passer inaperçu quelque soit les conditions dans lesquelles nous nous retrouverions. »

Ces « conseils » sont de l’humour et relatent ce que nous avons fait mais, les auteurs déclinent toute responsabilité sur les techniques employées ici, vous êtes et demeurez responsables de vos actes quelque soit les conditions d’applications de ces conseils qui finalement n’en sont pas.

Friday January 4th
Dès le réveil, et avant l’ouverture des shop, nous sommes là, sur le parking, dans les starting block, prêt à vider notre compte en banque au rythme de nos pérégrinations dans chaque shop. On trouve les outlet factory quik. Reef, ripcurl…
Après cette matinée shopping, direction la plage de Torquay pour y tester un peu le surf, mais les vagues ne sont pas au rendez vous aujourd’hui, oui ça arrive en australie aussi. Il paraît que les plages du New South Wales sont fermées car les vagues sont énormes et trop dangereuses à cause d’un cyclone qui est passé pas loin.

Saturday January 5th
Direction Bells Beach pour une session de surf sur l’un des spots les plus connu du monde. Mais pas de vagues non plus, on est un peu blasé. Et donc on continue sur la Great Ocean Road à la recherche d’un bon spot où surfer. On n’a pas de chance, nous sommes sur un des coins les plus réputés d’Australie pour son surf et nous n’avons pas de vagues. Presque aussi flat que notre bonne vieille Méditerranée. Nous dormons à Apollo Bay sur le terrain du club de footie local.

Sunday January 6th
Résignés, nous décidons d’en profiter pour continuer notre route vers l’Ouest et de visiter les sites locaux qui paraît-il valent le détour.

Et effectivement ça vaut le détour !
Nous sommes sur une côte découpée par les vagues monstrueuses (d’habitude mais pas aujourd’hui). Ici la côte n’est que falaises d’à peu près 30 à 50 mètres de haut.
Elles ressemblent un peu aux falaises calcaires d’Etretat en Normandie. Cependant elles ne sont pas blanches mais dans les tons d’ocre. Nous voyons les 12 apôtres, ces 12 piliers géants, témoins de l’avancée progressive de la mer. Nous visitons le site d’un des nombreux naufrages qui ont eu lieu sur cette côte lorsque les navires naviguaient encore à la voile.




L’espace d’un moment nous nous retrouvons dans un décor naturel idéal pour un film de pirates.
Imaginez, une petite crique, dont l’accès par la mer est ardue, car il faut traverser un étroit passage entre les falaises pour y accéder. L’eau y est cristalline (mais hélas un poil trop froide pour profiter de la baignade pleinement, 17°c peut-être et puis de toute façon, nous n’avons pas trop pas trop le temps de nous y attarder).



Puis le London Bridge, qui était jusqu’en 1990, une double arche naturelle. Aujourd’hui, il ne reste plus que l’une de ces arches.
Nous arrivons à Port Campbell. La destination finale de notre road trip.

Monday January 7th
Ce matin, les vagues sont de retour et bien de retour (entre 3 et 4 mètres, « Ten Foot Swell, That B…. »).

Nous décidons de faire un retour précipité vers Bells Beach et Torquay.

Mais avant ça, nous allons voir la Blow Cavern et les ThunderSteps. Deux noms qui décrivent assez bien les lieux. Le premier est un gouffre situé à environ 100 mètres des falaises, mais dans lequel, la mer a accès grâce à un long tunnel sombre. Quand les vagues s’engouffrent dans ce tunnel, elles éjectent en un profond souffle tout l’air qui y était emprisonné. Le second, est un escalier creusé dans la roche, descendant le long des falaises amenant à un point de vue donnant sur une grande caverne dans laquelle les vagues viennent se fracasser.

Nous nous arrêtons un peu plus loin à Lorne, pour surfer un peu. Les vagues sont là mais pas top, beaucoup de short break.
Nous allons voir une cascade de 30 mètres situés un peu dans les reliefs entourant Lorne. Puis nous retournons dormir vers Torquay.
Ah notre petit coin de BBQ !

Tuesday January 8th
Nous surfons à Torquay. Les vagues ne sont franchement pas terribles, dans le sens qu’elles sont trop brouillonnes pour pouvoir réellement les apprécier. Laurie et moi sommes fatigués. Après quelques tours dans la machine à laver, je décide de la rejoindre sur la plage.

Wednesday January 9th
Nous surfons (enfin romain et gael, car laurie et moi sommes toujours aussi fatigués) la fameuse vague de Bells Beach, une des étapes du pro tour. Gael se tape un méchant ride.

Sunset on BellsBeach.

Plus tard dans la journée, nous retournons à Melbourne et au Queen Victoria market pour acheter une surprise pour Sharley.

Thursday January 10th au Wednesday January 16th
Une semaine de « repos » et de recherche d’emploi. Traduire cela par « on dort dans un vrai lit enfin !!! On en profite à bloc (du lit). Des levers à des heures tardives et des allers et retours à Melbourne pour faire le tour des backpackers en recherche de petites annonces… »
Laurie prépare à plusieurs reprises quelques unes de ces spécialités « françaises ».
Un de ces matins, alors que je m’éveille doucement, des multitudes de poussières flottent au dessus de mon nez dans un rayon de soleil. Une fraction de seconde encore entre rêves et réalité, j’ai l’impression de regarder de la neige tomber. L’impression fugitive d’être à l’autre bout de la planète dans nos montagnes sous la neige…
… Home Sick…

Laurie et moi (sûrement Gael et Romain aussi) ressentons parfois ce mal du pays. Un vrai Noël, un vrai jour de l’an, des montagnes avec de la neige, la galette des rois… Tous ces petits riens dont on remarque « l’importance » quand ils ne sont plus là.
Un grand BONJOUR / BISOUS à nos familles et nos amis. Vous nous manquez !


Thursday January 17th
Nous allons à Melbourne pour un casting. Nous allons peut-être jouer des US Marines dans la prochaine série co-produite par Spielberg et Tom Hanks « The Pacific » (pour ceux qui connaissent, c’est « la suite » de « Bands of Brothers »).

Ils recherchent des hommes agés d’entre 18 et 30 ans. Tentons notre chance. Et puis comme Laurie n’a pas grand-chose à faire non plus, elle nous accompagne et tente le casting aussi, on ne sait jamais au cas où ils aient besoin d’une infirmière ou autre… Une des femmes du casting lui fait la remarque qu’ils ne recherchaient pas de filles caucasiennes, mais la fait passer quand même au cas où…

Nous allons ensuite au zoo de Melbourne afin d’y déposer nos CV en anglais s’il vous plaît...
Nous nous présentons à l’entrée secondaire. La fille de l’accueil/caisse nous dit que c’est de l’autre côté du zoo et qu’il faut en faire tout le tour. Devant notre air dépité, elle nous laisse entrer gratuitement en nous disant de traverser par l’allée principale jusqu’au bâtiment principal.
On en profite pour visiter un peu « quelques heures ». Finalement heureusement que nous n’avons pas payé 23 dollars par tête pour ce zoo. Il est immense certes, avec beaucoup d’animaux, mais les animaux sont dans des états déplorables, enfermés dans des cages bien trop petites pour eux. Bon, nous n’allons pas faire les difficile.
A mon tour de préparer à manger pour tous.

Friday January 18th
Aujourd’hui, Romain va voir l’ Australian Open, une des phases qualificatives, il va voir, je crois 4 ou 5 matches. Gael va rencontrer des potes sur Melbourne. Laurie et moi nous nous reposons, oui encore ! En fait, je crois que dormir sur un matelas de bois pendant 1 mois, nous a un petit peu fatigué.
Malcom nous propose un job à Romain et moi, il nous prend en tant qu’ouvrier dans une usine des pieces détachées et accessoires pour 4x4, ARB Corporation.

Saturday January 19th
Malcom et Sharley nous invitent dans un restaurant thaï pour l’anniversaire d’Em’. Un resto excellent tant en qualité qu’en quantité et dont Malcom et Sharley ont le privilège d’avoir été les premiers clients, il y a un bon moment. On se régale.

Sunday January 20th
Un dimanche ordinaire. Comme en France.


lundi 14 janvier 2008

Noel en Victoria

Sunday December 23rd
Nous continuons la route, et nous nous approchons de Melbourne chaque jour un peu plus.
Nous avons quitté les côtes de l’Océan Pacifique pour celles de la Mer de Tasmanie.
Nous prévoyons de dormir ce soir au Wilson Promontory National Park.

Encore une fois, nous nous laissons surprendre par la beauté sauvage de l’Australie.
Après être entré dans le parc et avoir parcouru une petite route sinueuse, nous arrivons dans une vallée perdue.


La vallée de la Tidal River est cernée de belles collines granitiques culminant à environ 500 mètres au dessus de nos têtes. Ces collines sont majoritairement recouvertes de forêts d’eucalyptus à perte de vue, mais ça et là, gros rochers bien ronds émergent d’entre les arbres.



Le campement est situé le long de la rivière pas très loin de son embouchure et de la plage.
Le spectacle est grandiose (je vais être à court d’adjectifs de ce genre dans pas longtemps je sens).



Les nuages sombres contrastent avec les différents tons de vert des feuillages des arbres, avec la couleur de l’eau de la mer et des joncs de la rivière, avec ces gros rochers ronds parsemés un peu partout.
Nous allons directement faire une petite balade au bord de la plage et de la rivière. Là encore, la biodiversité de la faune nous étonne. Entre les mouettes nichant à deux pas des toilettes, les perroquets multicolores, les bruyants cacatoes, les curieux « coocaboora », les possums noctambules, … et les paisibles wombats, nous sommes servis.




L’unique point négatif de ce lieu, est le vent. Un vent soufflant directement du pôle Sud, nous frigorifiant à travers nos multiples couches de polaires. Et nous, qui pensions passer Noël, sur la plage en maillot…
Les duvets sont enfin les bienvenus ce soir (enfin disons que l’on apprécie vraiment d’avoir choisi des duvets dont la températures de confort est 10°C, car cette nuit, on a dû les atteindre et même descendre en dessous).

Monday December 24th
Voilà ce que nous avons prévu pour fêter Noël : partir ce matin pour faire une randonnée d’environ une journée de marche jusqu’au phare, y fêter Noël, y dormir et revenir demain. Passer Noël dans un phare est une idée séduisante, non ? Et puis ce n’est pas n’importe quel phare, nous serions alors au point le plus au Sud d’Australie (outre la Tasmanie) et donc, un des endroits les plus au Sud du monde. Bon voilà l’idée, mais le prix de la nuit dans le phare (pas exactement dans le phare mais dans un des cottages de gardien de phare de l’époque) et l’éventualité de nous prendre une rincée pendant le trajet, nous fait changer d’avis.


Finalement notre Noël est un jour comme les autres dans le van.
Un peu décevant, surtout quand on pense à notre famille, qui dans quelques heures seront tous réunis autour d’un bon repas dans une ambiance de Noël.
La seule est unique chose qui aurait pu nous faire penser à un Noël en France, le temps glacial et pluvieux.
Ah du coup, je ne parle pas de ce que nous avons fait aujourd’hui. Nous sommes allé nous promener jusqu’à la plage de Squeaky Beach, nommé ainsi car le sable fait « squik » à chacun de nos pas.




Puis nous avons marché, cette fois vers l’intérieur, afin de suivre un sentier s’enfonçant dans le Bush et la Rain Forest, si je me rappelle bien, le Lily Pully Bush Walk.

Joyeux Noël à tous ! Ce soir toutes nos pensées sont avec vous.

(Cette photo n'est absolument pas représentative de notre jour de Noel, elle a été prise à Seals Rocks quand on était encore au chaud... voir la prochaine photo)

Tuesday December 25th
Ils ont prévu une amélioration du temps pour aujourd’hui donc nous décidons de monter sur le Mt Oberon, une colline culminant à 500 mètres environ au dessus de notre campement, des plages et de la forêt. Nous nous attendons à faire une marche un peu plus sportive que toutes les autres jusqu’à présent mais finalement nous suivons une route forestière quasi jusqu’au sommet.
La vue en haut du sommet est : awsome, amazing, wonderfull… view.
Nous y croisons nos « français quotidiens » : quasiment chaque jour depuis que nous sommes en Australie, nous croisons des français.
Une famille bien sympathique d’anglophones nous prend en photo avant la redescente (le père a une barbe nous faisant un peu penser au père Noël en short et chaussures de rando, qui serait alors descendu en vacances en Australie).

Notre vraie photo de Noel...

Nous continuons notre périple en van jusqu’à Phillip Island.
Après un rapide tour dans Cowes, nous allons à la Pingouin Parade. C’est un peu hallucinés par le monde et les dizaines de bus de touristes, que nous rentrons dans une sorte de parc Marine Land. Les chinois sont ici par centaines dans les boutiques souvenirs, les boutiques de vente de pop corn… Nous rejoignons les gradins aménagés sur la plage pour voir les manchots nains rentrer dans leur nid à la nuit tombée après une journée de pêche en mer afin de nourrir leurs petits. C’est sympathique comme animal, avec sa démarche un peu particulière sur le sable. L’un d’entre eux a certainement trop pris de poissons en réserve et avec son gros ventre a du mal à rejoindre les dunes dans lesquelles tous les manchots nichent. C’est un peu notre cadeau de Noël (même si j’avais déjà dit ça à propos de notre trip sur Fraser Island).
Nous trouvons un parking où camper « sauvagement » à 23h30, le parking de Smith Beach.

Wednesday December 26th
Les nuages sont enfin minoritaires dans le ciel ce matin au réveil. Voilà une semaine que le ciel bleu joue à cache-cache dans les nuages. Le vent froid est toujours présent, mais avec le soleil, il est largement plus supportable, voire presque bienvenu. Les vagues sont un peu chaotiques, mais bon nous allons tout de même surfer. Wipe Out et washing machine sont au programme mais ça nous entraîne pour le Take Off.
Le soir venu nous faisons connaissance avec un couple de français et un québécois ayant dormi la veille avec nous sur le parking.

Bonne petite soirée à la lumière d’une lampe à gaz. Yop to Manu, Mathilde et Carl. Tabernacle de Tabernacle.

Thursday December 27th
Pendant le petit déj, des employés de la commune nous disent de ne pas rester là une nuit de plus sous peine de devoir payer une amende de 250$A. Message reçu. Après une nouvelle journée de plage, nous bougeons direction MELBOURNE.
Nous logeons ce soir à MontRose, une suburbs de Melbourne chez la « belle famille » de Gaël.
Nous arrivons à la nuit tombée dans une charmante et chaleureuse petite maison ayant revêtu ces décorations de Noël. Nous sommes accueilli par Sherlly, Malkom, ******* (texte censuré par Gaël) et Ralf (un petit démon à 4 pattes).


Friday December 28th
visite du sanctuaire, ballade en van,
Le soir venu, nous faisons le projet ambitieux d’aller voir un film au cinéma. ****** nous amène dans un Grill’d, un fast food de fou. On y mange de vrais Hamburgers faits avec amour. Jusqu’à présent, je n’en ai pas mangé de meilleurs. La compréhension du film Hitman s’avère quelque peu difficile. Mais nous sommes rassurés quand Gaël et ****** nous disent qu’ils n’ont pas tout compris aussi. « Aussi compréhensible qu’un russe ayant absorbé trois bouteilles de vodka » disait la critique, c’est presque vrai.

Saturday December 29th
Nous décidons d’aller visiter Melbourne aujourd’hui.

Le vent froid du Sud ne souffle plus mais il est remplacé par le vent chaud du Nord. La température dépasse les 40°C à l’ombre , aujourd’hui. What the Hell !
C’est un pays de fou ici, en l’espace de quelques jours nous sommes passés d’une température inférieure à 10°C (avec la double couche de polaire qui l’accompagne) à une température supérieure à 40°C (avec l’impression d’être dans un four, qui l’accompagne). Assommant !
Nous ne pouvons pas respecter notre programme de visite tellement il fait chaud.
Nous visitons le National Gallery of Victoria. Le musée d’art moderne de Melbourne, hum ! Je peux voir d’ici vos mimiques surprises par cette déclaration. Ok j’avoue, nous y allons car il y l’air conditionné et l’entrée est gratuite. ;)

Ah avant ça, nous avons fait un petit tour dans le centre de Melbourne, mais nous ne sommes pas allé plus loin que le grand centre commercial du centre. Faire du shopping ?!? Non, non, air conditionné oblige ! (Bon j’exagère un peu, on a quand même jeté un coup d’œil dans deux ou trois boutiques).
Les australiens devraient notés sur leurs city maps où se trouvent les emplacements conditionnés.

Sunday December 30th
Le temps se rafraîchit un peu aujourd’hui et nous décidons de profiter des réductions sur les transports en commun pour retourner à Melbourne.
Nous visitons le Royal Botanic Garden après avoir « grimper » sur le mémorial 14-18 et 39-45 à partir duquel nous pouvons voir une belle vue sur la ville.
Le Royal Botanic Garden nous déçoit un peu, peut-être car nous avons déjà vu plein de paysages naturels magnifiques.

Goin' South 2

Sunday December 16th
Nous passons la journée avec nos hôtes.

Nous visitons New Castle.
Un des principaux ports industriels d’Australie.
Il y a des quais immenses accueillant des supertankers tout aussi grands, des grues, des hangars,… puis la ville.

Il fait gris aujourd’hui et j’ai l’impression parfois de me retrouver dans une ville du Nord de la France.

Sauf qu’il y a de magnifiques vagues, que tout le monde se balade en short, T-shirt et qu’il y a aussi les piscines d’eau de mer (une autre spécialité australienne : ce sont des piscines toujours à proximité de l’océan où l’eau est pompé ou alors passe dans la piscine via les vagues et les marées, permettant de nager, jouer… en toute tranquillité sans être gêner par les grosses vagues et les courants et sans craindre les requins).
Keith nous offre une pizza à tous.
Excellentes.
Puis nous rentrons, nous nous baignons, apprenons à jouer au Snooker, pendant que Louise prépare des plats indiens (poulet et agneaux au curry) succulents, qui personnellement me replonge l’espace d’une bouchée en enfance, quand ma mère nous en préparait.

Le lendemain, nous reprendrons notre route vers le Sud et vers l’Etat du Victoria.

Monday December 17th
Encore un petit déjeuner royal.
Il faut absolument que je vous parle du rituel du petit déjeuner.
Pourquoi est il royal ?
Tout d’abord, Keith nous prépare un jus d’orange maison qui réveille les papilles. Puis, il découpe une multitude de fruits frais (bananes, mangues, pommes, pèches, cerises…), nous passons ensuite, choisissant chacun notre assortiment de fruits que nous recouvrons de flocons d’avoines, et/ou de biscuit au céréales (genre « Weetabix »), et/ou de lait, et/ou selon la spécialité à la Louise de yoghourt.
Nous rajoutons à cela des toasts beurre/ confiture. N’est ce pas une des meilleures façons de commencer une journée ?
Merci, encore pour votre accueil Keith, Louise, Paul et Nathalie.

Direction le Sud.
Nous dépassons Sydney, et nous rendons à la prometteuse Jervis Bay.
Une baie de sable blanc et d’eau claire.
Nous y arrivons en fin d’après midi et dormons à Huskisson.

Tuesday December 18th
Nous allons prendre le petit déjeuner dans le Bonderee National Park et y faire un tour.


Puis, nous profitons d’une petite éclaircie pour nous baigner dans l’eau froide de la baie.
Un regret devant cette autre plage paradisiaque, la météo et la température de l’eau.
Un château de sable plus tard, nous repartons vers le Sud.


Nous nous installons pour la nuit à Bendalong. Nous y apercevons une multitude d’animaux.
Les kangourous ouvrent le bal en fin d’après midi.


Les oiseaux qui jusque là ne chantaient qu’en ambiance de fond, donnent de la voix pour saluer le coucher du soleil. La nuit est maintenant tombée depuis un moment et nos amis les possums débarquent, pas le moins intimidés, ils vont même jusqu’à nous toucher.
Le dernier visiteur du soir est un écureuil volant qui nous fait un salut fugitif avant de disparaître dans le noir.

Wednesday December 19th
Nous repartons.
Plus nous descendons vers le Sud, plus la température baisse et plus les conditions météo se dégradent.
A nous en faire regretter Sydney, New Castle et la Côte « Nord ». Nous avions eu une chance insolente du côté météo jusqu’à présent.
Nous passons à Mollymook, qui ne présente rien de particulier si ce n’est un nom qui nous a bien fait rire.
Enfin, rien de particulier jusqu’à ce que nous arrivons à la plage.
Une dizaine de dauphins nagent à moins de cent mètres de la côte.

Nous sautons littéralement dans nos combinaisons, prenons nos boards et filons vers le large.
Nous nous retrouvons au milieu d’eux.
Parfois, ils passent à moins d’un mètre de nous. En plongeant la tête sous l’eau, nous pouvons les voir (grâce aux masques) et entendre leurs sonars et chants.
Après avoir passé une demi heure environ avec eux, nous partons.



Pas de surf depuis Vendredi dernier.

Nous dormons à Ulladulla (prononcer Ooulladolla).
Nous assistons à un magnifique spectacle.
Alors que le soleil se couche loin dans notre dos, les nuages au dessus de nos têtes prennent des teintes rouges oranges roses, un arc en ciel au couleurs très vives apparaît de nord en sud et le tout vient se refléter comme sur un miroir sur un lent et large cours d’eau se jetant dans l’océan.
Un échassier insensible au spectacle, pêche au milieu de ce tableau.


Thursday December 20th
Toujours plus au Sud, telle pourrait être notre devise actuelle.
Chaque pas franchi, chaque tour de roue supplémentaire vers le Sud, nous rapproche un peu plus à chaque fois du pôle Sud et du point le plus au Sud que nous n’ayons jamais atteint.

Il y a quelques jours ou semaines… Je ne sais plus exactement, le temps passe si différemment pour nous. Voilà à peine un mois que nous avons quitté la France mais nous avons tous l’impression d’être partis depuis des mois.

Donc je disais, il y a quelques jours ou semaines, je parlais des paysages australiens et les comparais à tantôt des paysages de Normandie, tantôt de Cuba, tantôt de jungle colombienne…
Mais maintenant je vois, qu’il est vain de faire de telles comparaisons. L’Australie est l’Australie, incomparable à d’autres pays et ses paysages ne lui appartiennent qu’en personne.


Je ne me souviens guère du nom du lieu où nous nous arrêtons alors.
Regatta Point peut-être, le nom du camping étant Regetta Point Holiday Park.
L’orage ne passe pas loin.

Friday December 21st.
Il fait beau et nous décidons de faire une balade en canoë sur le lac salé bordant le camping.
Nous glissons pendant deux trop courtes heures en silence le long de berges vierges écoutant les oiseaux chanter.
Nous dormons dans un camping de luxe à Pambula Beach.
Piscine et jacuzzi chauffés, trampolines, et projection d’un film à la nuit venue.

Oui, nous ne sommes pas de « vrais aventuriers » dormant dans la nature avec notre van en permanence.
Pourquoi ? Car sur la côte Est, il est très difficile de trouver des endroits où le camping sauvage est autorisé (peut-être pour faire tourner les campings locaux…).
Une petite désillusion pour nous, qui pensions à tort pouvoir camper sur la plage ou à proximité des plages quasiment tous les soirs.
Tout un secteur économique repose sur nos épaules…

Saturday December 22nd
Au matin, nous caressons quelques kangourous et sommes impressionnés par la puissance se dégageant du mâle dominant.


Nous franchissons la frontière entre le New South Wales et le Victoria aujourd’hui, notre route vers le Sud s’achève, nous nous dirigeons désormais vers l’Ouest (à peu de choses près).
Eden, la dernière ville du NSW disparaît dans nos rétroviseurs tandis que nous nous enfonçons dans la Rain Forest.
Rien ne nous a prévenu, mais nous roulons au travers une forêt vierge pendant plus de 100km sans voir une seule habitation.
Les éclaircies se succèdent aux pluies torrentielles. A chaque éclaircie, l’eau s’évapore et forme une brume s’accrochant à la cime des arbres.
Je ne sais encore combien de spectacles magiques nous réserve notre séjour ici.
Nous sommes juste au niveau essence, et guettons, non sans une certaine appréhension la jauge en attendant l’arrivée à Cann River (nous avons le jerrican au cas où mais bon…).
Nous repartons après la pause repas de ce petit hameau perdu au milieu de nulle part pour encore environ 70km de route perdue dans la jungle.

Nous nous arrêtons pour la nuit à Lake Entrance. Nous jouons aux cartes dans le van tandis qu’une véritable tempête de vent froid, venant directement du pôle Sud, nous « accueille » pour notre première nuit dans le Victoria.

Toujours pas de surf, ça fait maintenant plus d’une semaine que nous ne les avons pas sorti de leur house...

Un Echidna

dimanche 16 décembre 2007

Goin' South.

Monday December 10th
J’ai oublié de préciser qu’hier soir, une surprise et pas des moindres, nous attendait au van, un koala se baladait sur le parking. Cela lui a valu un bon coup de stress, car il a attiré assez rapidement une dizaine de personnes, mais cela nous a permis de voir un koala sauvage à moins de deux mètres.

Nous arrivons à Byron Bay dans l’après midi.

Il y a tellement de monde qu’il nous est difficile de trouver une place dans les campings. Finalement, nous nous installons dans un camping un peu en dehors du centre.
Il est trop tard lorsque nous avons fini de nous installer pour retourner surfer ou visiter Byron Bay.

Pas très loin de notre van, il y a celui que je nomme « l’homme-sage », un vieux thaïlandais à moitié édenté portant des tatouages maoris sur le visage et sur le corps, vivant dans une caravane au milieu d’une sorte de jungle faites de multiples plantes exotiques. L’entrée de sa maison est gardée par des fétiches, des gris-gris, et un peu partout sur des troncs d’arbres, sont gravés des Tikis (divinités des îles pacifiques) et des femmes sirènes nues. Nous avons aussi aperçu en discutant avec lui au moins trois ou quatre lézards magnifiques profitant de la quiétude du lieu.


L’ambiance du camping est sympa, tout le monde se retrouve dans une cuisine collective à partir de 18h-18h30.
Dès lors, c’est un festival d’odeur de cuisine du monde où chacun y ajoute sa touche personnelle. Cela nous plait bien.
Après avoir mangé, on décide de sortir en ville pour y tâter l’ambiance.

Byron Bay, la mythique, nous sommes un peu déçus par l’ambiance ce soir là.
Pas de musique dans les pubs… Bref nous ne sommes pas convaincus par cette première virée noctambule.

Tuesday December 11th
Nous passons la matinée dans l’eau fraîche de Byron Bay, fi des requins et autres dangers de la baie.
Le surf est bon moins brouillon que tout ce que l’on a surfé jusqu’à présent (excepté Crescent Head).
Transi de froid, nous décidons de passer l’après midi à visiter et faire du shopping. Gaël et Romain cherchent un banjo pour nos soirées tandis que Laurie et moi faisons les quelques boutiques dans les rues de la ville.
Nous rentrons, et décidons d’essayer de nous faire à manger tôt pour essayer de nous mettre à l’heure australienne (ils mangent tôt et sortent tôt). Ce soir au menu, Laurie et ses assistants vous proposent poulet au curry.

Nous retournons en ville beaucoup plus tôt qu’hier et allons dans un pub repéré hier soir.

Un groupe joue, nous trouvons difficilement de la place pour nous asseoir alors qu’hier soir lorsque nous y sommes passé à une heure plus tardive, nous avions l’embarras du choix en ce qui concerne les tables.
Pour la suite des réjouissances, nous allons au « Chickey Monkey » (l’orthographe n’est peut être pas correct) pour un spectacle de Coyotes Girls.
Bon, le spectacle en lui-même n’est pas terrible, trois coyotes girls se dandinent sur une piste surélevée.
Mais, après leur show, on comprend pourquoi les tables sont recouvertes de métal anti-dérapant.
Tout le monde danse sur les tables sur du son tendance Rock.



On finit par se décider à rentrer, car nous devons partir demain.

Wednesday December 12th
Nous mettons le cap au Sud pour nous rendre à Scotts Head.
Nous trouvons un camping super. Juste derrière une dune, la plage. Et quelle plage ! Du bon surf!!



En plus de ça, nous avons accès à un internet pour deux heures par jour gratuit.
Nous avions prévu de repartir demain pour Crescent Head mais décidons de rester ici un jour de plus.
Le soir venu, après l’extinction des feux, alors que nous nous trouvons encore dans le coin barbecue (il faudra que je vous explique les barbecues d’ici), nous entendons un son de griffes sur du bois juste derrière nous. C’est un possum. Qu’est ce que c’est que cette bête encore ?
C’est un marsupial de la taille d’un gros chat ressemblant vaguement à un écureuil ayant des griffes non rétractiles et une tête de kangourou.



Très curieux, et pas du tout effarouché, il vient nous voir (à moins que se soit les odeurs de notre défunt repas qui l’a attiré, humm) et s’approche de nous, nous le touchons mais ne sommes pas téméraires et ne voulons pas nous prendre un coup de griffes ou nous faire mordre.

Je fais un petit aparté pour parler des barbecues.
Ici, le barbecue est roi. L’Australie est le pays du barbecue ou BBQ en Aussie. Leurs BBQ sont bien différents des nôtres. La grille est remplacé par une grande plaque de métal, il n’y a donc ni grilles, ni charbon… On peut y faire cuire plein de choses différentes, facile d’utilisation et d’entretien. De plus, il y en a partout, dans chaque aire de pique nique en accès gratuit.
Vraiment pratique pour nous.

Thursday December 13th
SURF DAY
De magnifiques droites s’enchaînent les unes après les autres, un paradis du surf. Il y a un peu de monde à l’eau, mais à midi, je suis seul à l’eau avec deux locaux.
That’s great Mate!!

Friday December 14th
Nous disons au revoir à Scotts Head et prenons la direction de Seals Rocks situé au milieu du Myall Lakes National Park.

Nous y arrivons après avoir emprunté une petite route serpentant au milieu de la forêt.
Nous y trouvons une plage magnifique aux eaux cristallines, quelques surfeurs sont à l’eau tentant de prendre les quelques déferlantes qui s’y présente.
Nous nous mettons à l’eau pour les y rejoindre. La vague qui nous semblait petite de loin, nous surprend par sa puissance.
Gaël réussit quelques rides dans ces eaux limpides, pour Romain et moi, c’est plus difficile.
Alors que Gaël et Romain viennent juste de surfer la même vague et remonte vers moi, ils voient des ailerons à une dizaine de mètres de moi et me font de grands signes.


Ce sont des dauphins qui se rapprochent calmement de moi, passent à quelques mètres et s’éloignent. J’essaie de le filmer mais ce n’est pas évident de garder l’équilibre sur la planche et de filmer des dauphins qui ne font que passer.
Pendant ce temps, Laurie fait un petit footing sur la plage.

Saturday December 15th
Gaël et Romain décident d’aller surfer.


Tandis que Laurie bronze un peu et joue dans les vagues, je prends mon masque pour aller voir les fonds de cette petite baie.
L’eau est magnifique, j’ai l’impression d’être de retour au lac McKenzie de Fraser Island.
Je m’amuse à aller sous les déferlantes et regarder les planches passer au dessus de ma tête.

Faire des images dans ces conditions n’est pas aisé.
J’ai aussi l’espoir de revoir les dauphins d’hier.
Mais ils ne seront pas au rendez vous.

Nous partons pour New Castle retrouver notre « famille d’accueil ».



Nous leur préparons du poisson à la provençale.

mercredi 12 décembre 2007

Trip Fraser Island.

Tuesday December 6th
On se lève aux aurores pour continuer la route et arriver à Harvey Bay pour notre rdv au Aussie Trax : l’agence qui nous a permis de nous offrir notre cadeau de Noël, Le Trip sur Fraser Island.

Après un briefing sur les risques de la conduite 4x4, nous partons direction l’embarcadère et nos premiers tours de roue sur l’île.

Nous débarquons enfin sur l’Eden pour rapidement plonger dans « l’enfer vert ».



La jungle.
La vraie.
La Rain Forest.
Dominance des verts.
Des arbres de diverses tailles, des lianes, des palmiers fougères, des cris de perroquets, des chants d’oiseaux et une piste se perdant au milieu de tout ça.

Passage en mode 4x4 et Zou ! Gaël s’en sort plutôt bien, pendant les premières quinze minutes environ.

Mais c’est rapidement la panique et nous nous enlisons au premier passage, que l’on nommera, « de niveau 2 » (c'est-à-dire sable très fin, le niveau 1 étant des passages sans trop de difficulté).
Je revois en une fraction de seconde, ces images des coureurs du Paris-Dakar enlisés dans les dunes et la pensée qui à chaque fois me traverse la tête, me revient à l’esprit.

Vive la galère.

Un autre 4x4 arrive en sens inverse, puis deux autres derrière nous, le stress monte d’un coup, nous sommes en train de bloquer tout le monde.
L’un des « apprentis explorateurs », certainement plus expérimenté vient à notre rencontre, et fait ce qu’on aurait dû faire dès notre arrivée, c'est-à-dire dégonfler nos pneus à environ mi-pression.
Tout de suite, ça passe vraiment mieux.

Dans l’île, les indications ne sont pas très bonnes et nous avons peur de nous être perdu.
Le trajet dans la jungle nous semble interminable.
Mais nous voyons enfin que la forêt devient peu à peu plus clairsemée, et rapidement nous apercevons à nouveau notre Océan. Et soudainement, nous nous retrouvons sur la plage.

Je devrais plutôt dire :
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Voici La Plage. »

Avec ces 90km de long environ, elle semble infinie tant à notre gauche, qu’à notre droite. Des vagues presque parfaites, une eau à la température certainement idéale.
« Pourquoi "certainement", vous ne l’avez pas goûtée, vous ne vous êtes pas jetés à l’eau dès votre sortie de la jungle ? » Pourriez vous nous demander, ben non.

En fait, il est interdit de s’y baigner car plus qu’ailleurs, il y a les risques nommés requins et box jelly fish (vous savez cette méduse qui vous laisse quelques minutes à vivre après vous avoir piquée).
Bref pas question d’y mettre un orteil. Mais ne vous inquiétez pas, cette île regorge de dizaines d’autres trésors.

En fait, cette plage sert à marée basse d’autoroute sur l’île. C’est le moyen le plus rapide de joindre le nord au sud en véhicule terrestre. Petite remarque marrante, la vitesse y est limitée à 80km/h et elle sert même de piste pour les avions de tourisme. Cela semble incroyable de rouler à 80 sur une plage, non ?

Après avoir rapidement posés nos affaires au bungalow de Happy Valley (un petit hameau de bungalow), nous filons à 20km/h vers le lac le plus proche, le Lake Garawongera.
Un tableau magnifique se dresse devant nous.


Un ciel au bleu profond, les nuances de vert de la jungle.
Les berges du lac sont formées par un sable blanc comme je n’en ai jamais vu.


L’eau est d’une couleur situé entre le jaune, l’orange, le rouge et le noir suivant les endroits.
Nous y sommes seuls et y restons jusqu’au crépuscule profitant de tout les tons donnés à cette toile par le soleil couchant.

Nous irons ensuite nous promener sur la plage à la nuit noire.
Plusieurs surprises nous y attendent.
Un ciel majestueux, des milliers de petits joyaux brillent au dessus de nos têtes.
Première surprise, je n’ai jamais vu une telle concentration d’étoiles. La seule constellation que nous réussissons à identifier est celle d’Orion. C’est quelque peu déstabilisant et tout à fait dépaysant de ne pas reconnaître les constellations qui bercent nos nuits depuis notre plus tendre enfance.

La seconde surprise est ce que nous pensons être, le photoplancton, qui est un type de plancton luminescent, particulièrement spectaculaire lors des plongées de nuit.
Ici, il est piégé à cause de la marée dans le sable humide.
Et nous le révélons en faisant glisser nos pieds sur le sable. Nous laissons alors une fugitive traînée lumineuse sur nos traces.
C’est réellement magique, nos pieds se transforment un peu en « fée clochette » soupoudrant le sol de sa poussière d’étoile vert anis.

Après cette balade sur la plage, nous nous enfonçons un peu dans la jungle en suivant une piste, espérant apercevoir la faune nocturne et en particulier le dingo.
C’est une sorte de chien sauvage d’Australie qui sur cette île est dit « pur » car non « contaminé » par les croisements éventuels avec les chiens domestiques.


Nous rentrons bredouilles car hormis quelques araignées (grosses araignées) au centre de leurs toiles, nous ne voyons rien.
La fatigue se fait sentir et après avoir planifier la journée du lendemain, nous allons nous coucher.

Tiens, au fait c’est ma fête aujourd’hui!


Friday December 7th
Programme chargé pour aujourd’hui, nous décidons d’aller explorer l’île au nord de notre campement.
Lever aux aurores, nous filons sur la plage et arrivons les premiers à Eli Creek. Une petite rivière serpentant paresseusement au milieu d’une végétation luxuriante.
Quel bonheur de se retrouver seuls en cet endroit plein de magie. Nous nous attendons à voir à tout instant des petites fées au détour d’un coude de la rivière.
L’eau est rafraîchissante.


Nous remontons le courant sur quelques centaines de mètres puis nous nous laissons porter par lui à la redescente.

Douce quiétude de ces lieux.

Rapidement troublé par l’arrivée d’un car de touriste 4x4, mais allez-y, nous, nous avons fini notre petit tour.

On rembarque dans le 4x4 pour prendre la direction de Maheno Wreck, l’épave d’un navire s’étant échoué là dans les années 30.

Un sorte de vestige avant l’heure, de notre civilisation moderne.


Le temps fait vite son œuvre et il ne reste qu’un squelette d’acier rongé par la rouille.
Je me demande alors quels vestiges de notre civilisation vont visiter les touristes de demain ?
Nous, qui sommes si fier de notre progrès technologique ?
Les civilisations que nous disons antiques, ont réussi à bâtir des monuments qui ont su résister à deux millénaires voire plus, alors que nos navires d’acier ne sont même pas capables de résister à un siècle.

Quelles traces laisseront nous dans le temps ?
Le réchauffement climatique peut-être.

Laurie et moi testons un peu la conduite 4x4 (il n’y a que deux conducteurs déclarés) puis Romain prend le volant pour nous conduire au Lake Allom.

Après quelques kilomètres sur la plage, c’est à son tour de faire la connaissance avec les pistes traversant la jungle.
Nous nous arrêtons quelques instants, le temps de se sentir petit au milieu de ces arbres géants et de cette végétation luxuriante.



Au passage, nous admirons la Knifeblade Sandblow, une immense dune de sable envahissant peu à peu la jungle ou c’est peut être l’inverse, une des dernières dunes à résister à l’envahisseur végétal.
En fait, cette île devait être avant une immense dune de sable, et peu à peu la flore et la faune ont dû y prendre pied.

Nous arrivons au Lake Allom.
Il ressemble un petit peu à celui d’hier, mais en plus sauvage, il y a plus de roseaux mais surtout, il y a des tortues se baladant dans les eaux du lac.
Nous en faisons le tour par un petit sentier passant un peu dans différents types de végétations, de la forêt « sèche » à celle plus humide.
Nous reprenons la route ensuite pour rentrer à notre camp de base via une longue boucle (environ 4O km de pistes) dans les terres.

Pendant le trajet, un panneau nous annonce un lac à quelques kilomètres de marche de là, nous décidons d’aller y jeter un coup d’oeil afin de voir la faune en dehors des chemins touristiques.
Après environ deux kilomètres de marche à travers le Bush (je ne sais pas exactement à quoi ressemble le vrai bush mais ici ça ressemble vraiment à l’idée que je m’en étais fait).
Heureusement pour nous, le soleil est plus ou moins caché par les nuages, et la température est largement supportable. Nous arrivons néanmoins en sueur au lac.
Il n’en vaut pas exactement le détour. Quelques tortues nous accueillent.
Heureusement la marche nous a permis de voir des paysages différents que dans le reste de l’île.
Un paysage beaucoup plus sec, composé d’eucalyptus, d’arbres fougères et d’une sorte de yuccas qui a la particularité d’être assisté par le feu lors de son cycle de reproduction.

Je m’explique, en fait, le feu permet une dispersion optimale de ces graines. Plutôt étrange non ?
En fait, en Australie de nombreuses plantes se sont adaptés au feu et même l’utilisent. Le feu nettoie les forêts en brûlant toutes les petites plantes un peu envahissantes, les vieux arbres ou ceux malades et fertilise les sols.
Ce qui permet une régénération des forêts.
Nous qui le considérons comme un élément destructeur, ici il favorise la vie.

Au retour, nous décidons de faire un petit détour par « notre lac » (Lake Gawarongera), histoire de se rafraîchir un peu.
Laurie et moi reprenons le volant, et goûtons aux joies de la conduite sur piste sur quelques kilomètres.
Passage dans le sable fin pour moi et passage dans trous, bosses et racines pour Laurie. De bonnes sensations et simultanément pas mal de stress car le véhicule fait un peu ce qu’il veut (est-il normal de continuer à aller tout droit alors que j’ai tourné le volant de plus de 90° ???).

Retour à la base, et là, surprise, nous ne sommes plus seul.



Deux groupes sont arrivés pendant notre absence, sud-coréens et hollandaises/allemands.
Nous passons une excellente soirée en leur compagnie, nous allons tous sur la plage pour leur montrer l’effet « photoplancton » dans le sable.

Romain, Laurie et moi éprouvons la même chose alors, cette sensation en regardant ce ciel étoilé unique : c’est la dernière fois que nous vivons ce moment magique.
L’émerveillement de nous voir si petits face à l’immensité de l’univers, nos amis « d’un jour » en train de délirer avec nous, la venue impromptue d’un dingo curieux s’invitant à la fête (et dire qu’ils sont soit disant sauvages et craintifs).
J’en suis encore ému rien qu’à l’évoquer par écrit, et j’espère que cela restera gravé en moi.
Suite à cette soirée unique, je suis bien décidé à profiter à 200% de cette aventure qui nous est donné de vivre. Et par extension, de la vie en général et de tout ce qu’elle nous offre.



Saturday December 8th
Une journée au timing serré nous attend car il reste beaucoup de chose à voir mais nous devons nous rendre à l’embarquement pour rejoindre le continent.
Nous devons faire des choix difficiles.
Nous traçons sur la plage direction les Rainbow gorge et la Kirrar Sandblow.

Après un bref parcours à pied, nous nous retrouvons au milieu du désert ou sur la lune suivant l’endroit où nous regardons.



Du sable fin partout et de différents tons allant du blanc au noir en passant par le rouge et l’or, des roches si chargées en fer qu’elles ressemblent à l’acier rongé par la rouille de l’épave du Maheno.
La séance photo s’éternise un peu et nous retarde pour la suite, mais ce n’est pas tous les jours que l’on peut bénéficier d’une telle vue.



Nous reprenons vite la route, et après un peu avoir hésiter sur la direction à prendre en fonction du temps restant, nous décidons d’aller au fameux Lake McKenzie.

Il paraît que c’est le joyau de cette île.
A l’arrivée, nous sommes étonnés par le monde présent sur les lieux (en comparaison avec le reste de l’île et tout ce que l’on a pu voir jusqu’à présent).
De nombreux dingos sont ici aussi, histoire de profiter de l’aubaine qu’est le touriste prenant son pique nique.
Ils montent sur les toits des 4x4, arrachent les bâches des pick up à la recherche de nourriture.
Avec Gaël, nous essayons d’en chasser un d’un pick up en train de s’intoxiquer en mangeant des sacs plastiques contenant sandwichs ou autres friandises, mais il ne bouge pas d’un poil et nous regarde, menaçant.
Nous comprenons après, pourquoi ils se comportent ainsi, malgré les interdictions, certains n’hésitent pas à les nourrir.

Le Lac.


Incomparable, nous en restons bouche bée.
Un fin sable blanc, une eau allant du blanc au bleu profond en passant par le bleu turquoise et tout autour, la jungle et toutes ses nuances de vert.
Et finalement, pas tant de monde que ça sur la plage.
L’eau est à la température idéale.
Le paradis.
Nous nous éclatons dans l’eau pendant qu’un dingo parcoure la plage de serviette en serviette un peu comme les vendeurs de chichis sur nos plages l’été.
Difficile de quitter ce paradis pour nous rendre à l’embarcadère, nous profitons une dernière fois de cette eau et quittons à contre cœur cet endroit idyllique.

Sur le bateau du retour, nous partageons tous cette même sensation de chute du paradis originel.
Autour de nous, tous les passagers sont plongés dans leurs pensées, revivant leurs souvenirs à chaud et en photos.

Nous passons la nuit à Harvey Bay. Attaque de moustiques et de sand flies (petites mouches à peine visible qui passent au travers des moustiquaires, bref cauchemar des campeurs que nous sommes).



Sunday December 9th
Nous faisons notre plan de trip lors du petit déjeuner. Notre première direction sera Noosa Heads : Retour vers le Sud.
Nous n’irons pas plus loin au Nord.
Un peu de surf le matin.
Effectivement, lors de notre précédent passage, nous n’avons pas pris le temps de visiter le Noosa Heads National Park qui paraît-il, vaut le détour dixit nos amis québécois.
La chaleur nous accable aujourd’hui.
Une belle balade de quelques kilomètres autour du cap. Que nous écourtons un peu, pour nous arrêter sur une sympathique petite plage.





Après quelques brasses, nous apercevons des dizaines de raies cachées dans le sable et décidons de sortir précipitamment de l’eau.
Retour au van, repas, attaque de moustiques et dodo.

Monday December 10th
Départ pour Byron Bay et retour dans l’état du New South Wales.