mercredi 12 décembre 2007

Road trip (suite)

Sunday december 2nd
Après un autre petit déj’ royal, nous nous préparons au départ. Nous faisons un checking de tout les « trésors » que renferme notre van.
Sans métaphore, ça donne : nous le vidons, faisons le tri et réarrangeons à notre sauce, histoire de savoir ce dont nous disposons et de nous faire un peu de place.

Cette fois, c’est parti, l’aventure commence vraiment après ce « tour de chauffe », nous ne savons pas trop où nous dormirons ce soir.
Nous en avons une vague idée tout de même, direction Crescent Head à environ 400km au nord via la Pacific Highway (je donne tout ces détails au cas où quelques uns d’entre vous, aurez l’idée saugrenue de suivre notre pérégrination sur une carte ou sur Goog**Earth).

La Pacific Highway, elle n’a de Highway que le nom. Tantôt une 2 x 2 voie ressemblant un peu à nos autoroutes, tantôt un simple route ressemblant à l’une de nos nationales voire départementales.

Difficile de décrire les paysages australiens que nous traversons alors. En fait, c’est un mélange de plein d’endroits différents sur Terre.
Parfois alors que nous traversons de grandes étendues vallonnées d’herbes vertes sur lesquelles broutent des belles vaches qui n’ont rien à envier à nos vaches normandes, et bien justement nous pourrions penser être en Normandie.
Puis quelques kilomètres plus loin, en traversant une petite ville à l’unique rue principale, nous sommes au Texas ou dans une petite ville américaine.
Une demi heure plus tard, nous sommes en pleine jungle « Rain Forest », des immenses eucalyptus bordent la route, à leur pied de grandes fougères et autres GPNI (grandes plantes non identifiées) ainsi que quelques palmiers tentant d’atteindre le sommet formé par les feuillages des eucalyptus.
Enfin après avoir traverser une rivière (entre nous, ressemblant en un peu moins large à notre Rhône), nous apercevons des villas sur pilotis et leur style colonial nous plonge en Louisiane, à Cuba ou encore en Amérique du Sud.
C’est cette alternance de paysage que nous voyons depuis le départ de Newcastle.

Sur la route, nous apercevons de temps à autre au milieu des chevaux et des vaches, des kangourous.
Mais toutefois, cela reste un peu trop fugitif pour que je rentre dans les détails maintenant, je le ferai lorsque nous en verrons de plus près et plus longtemps.

Nous arrivons à Crescent Head au crépuscule.
Petit clin d’œil pour Peter et les amateurs de rugby, nous apercevons un troupeau de kangourous sur le terrain de rugby municipal. Go !! Wallabies !! Go !! (Nous n’avons hélas pas pu prendre de photos).

Crescent Head.
Une petite ville que je qualifierais presque de hameau suisse (pourquoi suisse ? Pas vraiment pour les chalets, mais plutôt par le « luxe » des maisons, la verdure alentour).
Petit hameau, qui a cependant son terrain de golf au bord de l’Océan et plusieurs terrains de rugby.
Une plage (d’environ 30 km de long), de mignonnes petites droites (vagues déferlantes sur lesquelles on surf vers la droite), que demande le peuple ?
Peut-être un peu plus de lumière pour se préparer à manger et s’installer pour la nuit. Nous nous promettons d’essayer d’arriver plus tôt sur notre lieu de couchage la prochaine fois.
Nous nous installons sous un eucalyptus sur un parking et tentons la formule « dormir à 4 dans le van » avec une légère appréhension. Va-t-on pouvoir y dormir à 4 ?
Laurie se glisse au dessus de nos têtes, dort comme un loir, nous 3, dormons serrés sur la banquette arrière. Un poil inconfortable certes, mais bien pratique lorsque comme ici, nous ne pourrons pas dormir selon la formule « 2 dans la tente / 2 dans le van ».
Demain soir, nous verrons, mais nous allons peut-être tenter de dormir à 2 en haut et 2 sur la couchette du bas.
Franchement, nous sommes vraiment content d’avoir acheté ce van super aménagé (cf sa description), avec le toit mobile, tout plein d’accessoires utiles (bon pour certains, nous n’avons pas encore trouver l’utilité mais nous trouverons le moment venu) … Plutôt que l’espèce d’Espace que nous avions vu chez un car dealer, où nous aurions eu juste une banquette dépliable en « lit » sous laquelle nous aurions peut-être pu y glisser que nos sacs.

Monday December 3rd

Nice view for the breakfast


Petite session de surf matinal. Les vagues sont un peu petites mais bien régulières, et lorsque nous arrivons à en rider une de la série, c’est excellent.
Gaël en a surfer une sur environ 100m. Nice Dude !! Wouuuuuu !!

Bon c’est bien tout ça mais il est presque midi alors Let’s go ! Direction LA mythique Byron Bay.
Un peu l’une des Mecques du surf international.
Toujours le même type de paysage défile devant nos yeux.
Toutefois plus on remonte vers le Nord, plus les forêts sont clairsemées. Il y a moins de palmiers, fougères… mais toujours autant d’eucalyptus. Ce qui donne un effet moins jungle tropicale.
Sur la route, nous voyons un train australien, « rien de très original » me diriez-vous.
Sauf qu’ils fonctionnent au diesel et qu’ils ont plusieurs motrices à l’avant et font je ne sais combien de centaines de mètres de long. C’est bien simple, celui que nous voyons alors, mettra plus d’une minute à défiler devant nous.
Finalement, nous rendre à Byron Bay serait trop long pour y arriver avant la nuit donc nous nous arrêtons à Evans Head. Les Evans sont partout, jusqu’à l’autre bout du monde !

Thursday December 4th
Nous reprenons la route pour Noosa Heads via Byron Bay. En y passant, Byron Bay nous semble très prometteur. Que des jeunes, la planche au bras de partout, ambiance donc très surf.
Le sapin de Noël qui y est dressé à des « boules de Noël » en forme de peace & love, ça nous fait bien marré. Nous n’avons pas trop le temps de s’y arrêter mais nous nous promettons d’y passer lors de notre redescente vers le Sud.
Nous arrivons à Noosa Heads dans l’état du Queensland, quelques heures plus tard après s’être un peu perdu dans Brisbane.

Noosa Heads ressemble beaucoup à St Tropez ou Juan les Pins pour ce qui est de l’ambiance, très hype, bon chic, bon genre ou encore m’as-tu vu.
Difficile d’y trouver un Pub pour y boire une bière avec un couple de québécois rencontré au camping. Que des Lounge Bar… Le seul que l’on trouve, est finalement le club des life guard. Très chicos aussi, mais bon on s’est fout, on y boit une bière sur une terrasse donnant sur la plage alors ne faisons pas nos difficiles.

Wednesday December 5th
Session surf puis demande de renseignement sur les possibilités de trips sur Fraser Island.
Une île paradisiaque il paraît, mais l’embarquement se fait demain matin 8h à Harvey Bay se situant à environ 2h30 de route (je parle en temps de trajet et non en kilomètres, car notre van ne roule qu’à 90km/h max…). En plus de ça, nous devons nous arrêter pour faire des courses pour ces quelques jours d’excursions.
Le timing va être serré.

Bon nous allons entrer dans la séquence frisson. Âmes sensibles s’abstenir. Les scènes qui vont suivre contiennent des scènes qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.
Clin d’œil à Simba, Did et tout les fans du genre.
Effectivement, nous sortons du super marché à la tombée de la nuit. On nous avait fortement déconseillé de rouler la nuit à cause des kangourous. Mais là, nous n’avons pas le choix, il nous reste environ 2 bonnes heures de route pour arriver à Harvey Bay.
Nous nous retrouvons en plein dans l’orage que nous suivions il y a peu. De véritables trombes d’eau avec une visibilité quasi nulle qui. Ce que l’on ne nous avait pas dit, c’est que les Trucks, le soir roule comme des tarés sur des autoroutes à une seule voie. Résultat, il y en a sans cesse un derrière notre van. Et encore, quand je dis « derrière », disons plutôt, presque avec nous sur la banquette arrière.
L’un d’entre eux d’ailleurs manque de peu de nous foutre dans le décor en nous doublant puis « en oubliant » en se rabattant qu’il fait 30m de long.
Bref les truckers fous + la nuit + le risques des kangourous kamikazes + l’orage = nous décidons de tourner à la première route que nous apercevons (oui, les autoroutes australiennes n’ont pas de péages, traversent parfois des villes avec des feux rouges…).

L’orage se calme et s’arrête peu de temps avant que nos arrivions dans une ville au nom inconnu.
Pas vraiment une ville d’ailleurs, mais plutôt une rue perpendiculaire à la notre, 3 ou 4 maisons, un bar (il semble y avoir des gens à l’intérieur) et ce qui semble être de prime abord une station service.
En face de nous, une cabine téléphonique éclairée par le faisceau lumineux de l’unique lampadaire de la ville. Derrière cela, un parking ou peut-être un champ car il y a une sorte de tracteur garé dans la pénombre.
Nous ne nous garons pas trop loin de la cabine téléphonique. La lumière du lampadaire, c’est pratique pour se préparer à manger.
Une sorte de râle provient de la station service et une silhouette s’avance en claudiquant vers nous… Euh non, là je m’égard mon imagination s’emballe et me joue des tours, à Romain aussi d’ailleurs.
Quelques mètres derrière la cabine téléphonique, nous apercevons des toilettes publiques à la lueur de nos lampes torches.
Gaël s’y rend, s’attendant à voir un cadavre découpé derrière une porte de toilette tellement ces chiottes sont glauques.
Laurie aimerait téléphoner mais le combiné est couvert de crasse et l’ensemble de la cabine grouille d’insecte en tout genre.
Nous décidons de nous faire à manger. Nous avons prévu une superbe pièce de beefsteak.
Mais à peine a-t-on commencé à cuisiner qu’il se remet à pleuvoir. Nous rangeons tout et cherchons du regard un endroit où s’abriter de la pluie et continuer à cuisiner. Le auvent de la « station-service » serait idéal mais il est occupé par un gros 4x4.

Pas loin, il semble y avoir du monde dans le pub.
J’y vais avec Laurie.
Le pub est une sorte de bar PMU local.
Il n’y a qu’un seul client accoudé au bar qui nous regard d’un œil pas très frais quand on rentre.
Le patron derrière le bar nous accueille d’un « ‘d evenin’ ».
Hum, la communication va être difficile.
Nous semblons réussir à lui faire comprendre que nous aimerions nous garer sous l’abri pour finir de cuisiner et aimerions savoir s’il est possible de bouger le 4x4 qui y est garé.
Il est beaucoup moins aisé de comprendre sa réponse.

A priori, le 4x4 appartiendrait à un mec qui vit dans la caravane garé un peu en retrait entre la « station-service » et le bar. Et il nous déconseille fortement d’aller lui demander.
Hum pas rassurant.
Un peu blasé, nous faisons demi tour, nous allons devoir nous contenter de ce que nous avons et devoir faire avec la pluie.
Mais juste au moment où nous allons sortir, le client nous interpelle. Il semble nous inviter chez lui pour finir de faire à manger et nous demande juste de le suivre jusqu’à chez lui.
Nous rejoignons les autres, et attendons.
Il passe devant nous en pick-up et s’arrête dans l’allée d’une maison 30 mètres plus loin.
Une maison toute simple avec un étage, la porte principale se trouve à l’étage au sommet d’un escalier et le rez-de-chaussée, quant à lui semble être occupé par le garage.
Juste avant de rentrer, il nous sort un truc du genre « j’espère que vous n’êtes pas des voleurs, j’ai un fusil à pompe au premier. »
« Non je déconne ! Je n’ai que des couteaux, je suis boucher ».
Ouais, ouais, ouais.
En fait, sous la lumière de son entrée, nous pouvons alors le détailler un peu plus.
Un peu bedonnant, il porte une chemise et un jean, une barbe et des lunettes.

Il nous ouvre la porte de son garage et nous y entrons à sa suite.
Si l’ambiance de la ville était glauque, que peut-on dire alors ?!

Nous franchissons un nouveau seuil dans le glauque et nous nous retrouvons dans un décor parfait pour un film d’horreur qui pourrait alors s’appeler « Le boucher de Gunalda» (c’est le nom de la ville dont il nous donnera le nom plus tard).
Juste en entrant à droite, des bâches et rideaux en plastiques son tendus du sol au plafond pour dissimuler ce qu’il y a derrière.
Un matelas est posé dans le coin en face de nous.
Sur sa droite entre le mur du fond et les bâches, il y a un « petit salon ».

Une vieille télé et une toute aussi vieille chaîne hi-fi sont posées sur une table le long du mur et un tas d’objet hétéroclites y sont répandus, posés là en vrac. Des canapés défraîchis entourent une table basse constituée d’un verre épais posé sur une sculpture représentant 2 corps enlacés.
Au fond du salon, nous voyons un frigo couvert de tâches sombres, ainsi que des tiroirs, une machine à laver… J’aperçois un manche en bois sous un canapé.
Hum hum…
Romain l’aperçoit aussi, me jette un regard entendu et se penche pour le prendre. Nous respirons alors, ce n’est pas un couteau, mais juste une petite pelle de jardinage.
Passé le « salon », nous voyons sur notre gauche, une porte menant vers un jardin, à gauche de cette porte se trouve un escalier montant au premier. Entre les deux, des toilettes.

Il nous dit de rester ici et qu’il revient bientôt, puis il monte au premier, en nous disant de poser notre nourriture sur la machine à laver.
Nous nous regardons et savons que nous pensons tous à la même chose, « Le boucher de Gunalda ».
Il redescend quelques minutes plus tard avec son chien et un pack de bière. Un chien genre « petit mais vicieux ».
« His name is Spad, he’s a good dog » dit-il en nous tendant le pack.
En nous regardant avec appréhension, nous en prenons chacun une.
Il nous propose de sortir sur la terrasse. Nous jetons tous un dernier coup d’œil sur notre nourriture pour voir s’il ne tente pas d’y mettre du poison.
Dehors, une table en plastique recouverte d’une sorte de nappe, sur laquelle se trouve, un marteau parmi d’autres outils.
Une trottinette pour gamin est renversée dans l’herbe.


« Nos amis vont-ils survivre au Boucher de Gunalda, suite au prochain épisode. »

samedi 1 décembre 2007

Road Trip


Friday November 30th
A vrai dire, le Road Trip ne commencera que ce soir car nous n’aurons le van qu’à partir d’environ 16h.
Après avoir passé une nuit quelque peu « difficile » en dormant dans la plus petite chambre pour 2 personnes, nous décidons de nous faire une petite balade dans le Sydney Harbour National Park (la suite du petit chemin où nous nous étions promené l’un des premiers jours) et d’y pique niquer.
En fait, si le début de la promenade (autour de Shelly Beach), semble être dans la jungle, la suite ne lui ressemble en rien.
Nous sommes véritablement dans le Bush Australien, bon, celui-ci a dû subir, il y a quelques années un Bush Fire, car la majorité des grands arbres sont brûlés. Mais la vie reprend vite ses droits et il y a une grande variété de petits buissons et arbustes. Un peu comme une jungle, mais en beaucoup plus sec, ou peut-être une sorte de garigue avec de grands arbustes.
Nous arrivons après quelques déambulations en haut d’une falaise surplombant l’Océan ……… (je vous laisse deviner). Un point de vue magique, d’autant plus magique qu’après quelques instants, qu’elle fût pas notre surprise de voir une baleine (à bosse, on pense) et son petit faire un grand saut hors de l’eau à 3 ou 400 mètres de nous.
Puis elles ont nagé un peu en se « faisant bronzés les nageoires pectorales » de temps en temps dans un sorte de « au revoir », puis disparurent.
Nous avons visité quelques « vestiges » de la 2nde guerre mondiale, et d’un coup, nous nous retrouvons au milieu de la civilisation.
Une route, des bruits de chantiers et un sentier passerelle métallique (une sorte de passerelle métallique à 20 ou 30 cm du sol traversant la forêt) qui débouche sur un grand jardin (gazon, magnifiques arbres entretenus…) d’une sorte de complexe d’habitations typiques.
L’endroit idéal après une marche en plein soleil pour pique niquer.
L’ambiance est un peu bizarre à mi chemin entre un séminaire d’entreprise et une secte. Nous nous installons sur le gazon nous attendant à nous faire chasser assez rapidement.
Mais finalement, les seuls « locaux » s’intéressant à nous seront les oiseaux.
Plus exactement 2 pies.
La seule ressemblance avec les nôtres est la couleur de leur plumage noir et blanc.
Mais les plumes ne sont pas réparties de la même manière. Si nos pies jacassent, ici elles ont un chant des plus harmonieux totalement surprenant de la part d’une pie. Surtout quand celle-ci chante en vous regardant manger votre sandwich et semble vous réclamer un bout comme un chien.
Au retour (par la route), nous voyons notre premier panneau de signalisation « Beware Bandicoots ».

Quelques heures plus tard, nous avons enfin notre van, et sommes en route pour Newcastle (200km au Nord de Sydney) où nous sommes attendu par Keith et Louise, des amis des parents de Gaël.

Quel accueil !!! C’est vraiment génial d’être accueilli ainsi à l’autre bout du monde.

Saturday December 1st
Une unique journée et tant de choses à raconter.
Tout d’abord un petit déjeuner royal.
Puis direction le Tomaree National Park. Une colline surplombant l’entrée de la Shoal Bay.
Nous suivons alors un chemin s’élevant doucement au milieu d’une magnifique forêt d’eucalyptus ou gumtree. Nous parcourons encore les « chemins-passerelles » (dont le rôle est d’éviter que les piétons abîment les sols en marchant) et au détour d’un virage, nous apercevons juste au dessus de nous, un immense lézard (un peu moins d’1 mètre) ressemblant un peu à un varan.
Nous en verrons plusieurs par la suite en montant et redescendant la colline.
La vue en haut est époustouflante.
L’Océan Pacifique et son immensité, quelques petites îles (dont l’une d’ailleurs porte le nom de Little Island), des plages et de la forêt à perte de vue (cf : un décor de Far Cry pour les connaisseurs).

Nous voyons nos premiers pélicans juste avant de partir pour Nelson Bay. Je ne pensais pas que c’était aussi gros.

Mais aussi chose plus rare, à quelques mètres au dessus de nos têtes, un koala.

Notre premier koala.

Nous sommes comme des fous.
Une « petite » boule de poils (de la taille d’un petit chien tout de même) accrochée à une branche d’eucalyptus.
De petites oreilles ressemblant plus à une touffe de poils et un gros nez arrondi en « plastique ».
On en verra 5 au total aujourd’hui, chose rarissime il paraît.
Personnellement, j’y vois un bon signe, une bonne augure, la Terre Australienne nous accueille en son sein.
A Nelson Bay, nous surfons et nous amusons tous dans les vagues.
Laurie y a son « 1er cour de surf : Comment faire de la luge à plat ventre poussée par une déferlante ? ».
« Hé ! Comment ça c’est tout ?! C’est la leçon numéro 1 du petit surfeur illustré, okay… »



Dans la voiture, sur le retour, Gaël et Romain, ont aperçu des kangourous.
Pour remercier nos hôtes de ce charmant accueil, nous leur préparons un « petit » plat de pâtes à la Carbonara et en dessert, des fruits avec glace à la vanille et coulis de chocolat.
Un régal pour les papilles qui a l’air d’avoir ravi Keith, Louise et Paul (leur fils).


mercredi 28 novembre 2007

Le Van.

Thursday November 29th
Aujourd’hui nous avons quitté notre confortable chambre pour 4, nous rabattant vers une chambre pour 2 et nous espérons avoir le van pour ce soir.
Un peu blasé.
L’aventure commence réellement demain matin. Car jusqu’à présent, nous étions bien logé, avec toutes les commodités modernes et Internet.

Peut-être est-ce le moment venu pour détailler un peu plus le van dans lequel nous allons vivre notre trip.

- Un couchage pour 3 personnes (un lit 2 places et un lit simple) et une tente pour 3. Bon je pense que nous pourrons dormir à 4 dedans lorsqu’il sera impossible de planter la tente dehors (genre tempête…)
- Un coin cuisine avec 2 plaques au gaz et un « grill » en dessous de celle-ci. Plus un évier, des couverts, un petit frigo de 57 litres, et divers rangements.
- Un petit coffre fort pour les papiers, monnaie…
- Deux VTT avec le rack à l’arrière (qui peut être fermé par un cadenas et qui empêche alors l’ouverture du haillon arrière).
- Un lecteur Cd avec une connection MP3 ou ordi et une sono répartie partout dans le van.
- Un circuit 12V avec adaptateur pour les chargeurs de portables… et possibilité de le brancher sur le secteur 220V extérieur.
…

mardi 27 novembre 2007

1st Week (Fin)

Monday November 26th and Tuesday 27th
We are now looking for a van all the Monday long, going from car dealer to car dealer at Sydney.
Au finish, nous finissons par en trouver un dans lequel nous pensons être relativement bien installés.

Wednesday 28th
Il fait beau, débarrassés de notre « obligation » de chercher un van nous allons pouvoir passer une journée de repos-surf.


Tiens, tant que j’y suis, je vais un peu vous parler de petits détails et autres choses typiques d’ici :
Bon je vais me répéter mais la première chose qui saute aux yeux, c’est la Beach Culture australienne : une vraie culture du sport et un certain culte du physique, du corps et de l’apparence.

Bon, passons à de petits détails qui nous font bien marrer.

Les corbeaux d’ici, qui remplacent un peu les pigeons, ont un « chant » bizarre au lieu de faire « Croa » comme chez nous, ils font une sorte de « BeeuuAAh », un peu comme le bruit d’un gars en train de vomir.
Charmant, non ? Surtout quand ils décident de se taper une petite discute.

Il y a aussi les feux de signalisation pour les piétons. Directement inspirés de Star Wars, ils émettent un son « Piou », genre tir de laser, lorsque le feu passe au vert pour les piétons.
Le truc, c’est que quand l’un passe au rouge, l’autre passe au vert et il nous est souvent arrivé de nous tromper en nous fiant qu’au bruit.
Car en fait, notre grand jeu est de faire la course au départ. Romain est le roi du faux départ, tandis que grâce à ces grandes jambes Gaël arrive toujours en premier de l’autre côté.

Noël.
C’est vraiment marrant de voir les décos de Noël dans les rues, dans les magasins ou ailleurs (qui n’ont cependant rien à voir avec nous). C’est la première fois que je vois des pubs à la télé des réductions spéciales Noël sur des maillots ou encore des petites filles avec des cerises en « boucles d’oreille ».
Noël en été, ça change.

Ah aussi grande nouvelle, nous ne marchons pas sur les mains !!!

samedi 24 novembre 2007

1st Week (suite)

Après une matinée de repos (réveil à environ 15 – 16h), nous décidons d’aller nous promener et prendre l’air.

Direction Shelly Beach.

On empreinte un chemin longeant le littoral avec cette impression récurrente d’être sur une île tropicale (vous me direz c’est à peu près le cas mais bon…).

Des maisons d’un style architectural de type colonial, des arbres exotiques et de grosses roches taillées par le vent et les embruns.

Au détour d’un virage apparaît Shelly Beach.



Une ravissante petite plage de sable, enfin pas exactement du sable, mais plutôt des milliers voire millions de petits morceaux de coquillages.

En arrière plan, le Cabbage Tree Bay, un parc situé à à peine 10 km au Nord de Sydney mais nous permettant d’avoir un petit aperçu du Bush Australien.

Assez loin de celui que l’on a vu dans Crocodile Dundee d’ailleurs, mais ressemblant plutôt à une jungle. Toujours une faune et une flore d’un autre monde.

Nous voici totalement ailleurs, le temps d’une ballade.

Au retour nous passons au milieu du quartier « chic » de Manly, les belles villas se succèdent.

Le soleil se couche doucement et lors de notre retour, une belle surprise nous attend.


Des perroquets Rainbow Lorikeet viennent passer la nuit par centaines dans les grands arbres longeant Manly Beach. Une véritable explosion de chants et de couleurs.


18h et encore une fois, on s’allonge pour se reposer quelques instants et finalement s’endormir pour la nuit.

Romain a réussi à tenir et nous réveille à 23h pour aller voir un peu à quoi ressemble les nuits australiennes.

Pas vraiment différentes des nôtres finalement.

A une exception près toutefois, les pubs semblent ne pas tolérer les abus d’alcool. Un mec se fait virer par les videurs à la manière des films hollywoodiens, il manquait juste le flingue sur la tempe et les menottes.

Réveil 5h am, pour aller voir le soleil se lever et prendre des photos des perroquets au réveil. Ni l’un ni les autres ne sont au rendez vous.

Laurie et moi, allons tenter de nous mettre au mode de vie locale et décidons de faire un petit footing vers 6h am. Ca fait du bien de faire un peu de sport.

A vrai dire, ça fait du bien de faire du sport tout court.


Au programme de cette longue matinée, la recherche et l’achat de boards de surf. Nous trouvons notre bonheur Romain, Gaël et moi et les testons l’après midi même.

Aaahh le Surf !! Ca faisait un bail pour Romain et moi, un peu difficile de retrouver nos marques. Mais alors quel plaisir lorsque l’on chevauche une vague même si cela ne dure que quelques secondes à chaque run.

Je crois que ce soir nous allons bien dormir.

Je sens le coup de barre de 18h arriver avec une heure de retard. Gaël lui a déjà succombé. Je vais m’allonger un peu pour « me reposer quelques instants ».

Ce soir soirée Miss Bikini au programme.

Miss Bikini. HA HA…ha !

Plutôt « Au lit on dort », après s’être reposer, impossible de se motiver pour se sortir.

Saturday : Visite de Sydney et recherche d’un Van au programme.

Embarquement pour Sydney sur un ferry traversant la Sydney Harbor. L’un des arguments principaux de visite de Sydney selon notre Petit Futé : « son ciel presque toujours bleu et son climat agréable ».

Hummm.

Nous arrivons au Circular Quay dans la brume et sous une très fine bruine ressemblant presque à de la neige.


Cependant le spectacle reste magnifique, nous avons même tous été d’accord pour dire que cela a jouté un certain charme au paysage qui s’est offert à nous au fur et à mesure que la bateau se rapprochait du centre.


Première impression à la vue de Sydney. Ecrasante mais pas étouffante.



Un effet un peu « Citiest city » mais en même temps un peu Jungle City. Comme à Manly (là où les maisons aurait été posée au milieu de la jungle), nous avons encore l’impression que les buildings ont poussé au milieu de la jungle.



Nous commençons notre visite de Sydney par le fameux Opera House.

Un vrai défi architectural mais qui n’a pas fait l’unanimité parmi nous.


Peut-être la toiture blanche ne contraste pas assez avec le ciel gris. Peut-être en avions nous imaginer quelque chose de magique. Sûrement un peu des deux.

Par contre, le Royal Botanic Garden qui est juste à côté, nous a enchanté. Les Ibis et les Cacatoes nous acceuillent sous la pluie. Une petite pluie fine et chaude rendant encore plus grand le dépaysement.

Des arbres majestueux à notre droite, d’autres à gauche et surplombant le tout, les buildings de Sydney.

La pluie s’intensifiant, nous nous sommes réfugiés au cœur de la City, le Central Business District ou Quartier des affaires. Les buildings rivalisent à celui qui grimpera le plus haut, jusqu’à parfois se perdrent dans les nuages. Le mot gratte-ciel prend ici tout son sens.

Le ciel se dégageant, nous décidons de déambuler alors au milieu de tout ces gratte-ciels jusqu’au non moins connu quartier de Kings Cross, le « Pigalle » de Sydney.

Nous avons lu qu’il s’y trouve le Kings Cross Car Market. Un peu gloque le Market, un peu trop Black Market pour nous.

Nous avons alors continuer notre recherche de Van en rejoignant La City pour y déguster la glace que Laurie (et Romain) attendait tant.

Sur le chemin, nous avons peut-être trouvé notre bonheur, nous verrons ça Lundi.

Ereinté par notre journée d’hier, plus les kilomètres de marche d’aujourd’hui, nous rentrons enfin à Manly après une journée mémorable de découverte de Sydney.


Programme de ce soir. Pub.

Et programme de demain. Plage, surf et baignade… Sea, Surf and (j’espère) Sun.


Sunday November 25th

Le soleil brille au milieu d’un grand ciel bleu. YALAAA !! Le dieu du S, S, S (cf : ci-dessus) a bien entendu nos prières.

Go to the beach !
Et là, une surprise nous attendait.

Nous comprenons aujourd’hui, ce qu’est la Beach Culture australienne. Déjà, de part le nombre de personne, on est passé du simple au triple voire quadruple, nous aurions dit que tout les aussies du coin s’étaient donné rendez vous sur la plage. De la petite vieille qui vient avec sa copine prendre un bain de soleil au petit de 3 ans qui vient apprendre le surf avec son père ou encore aux compétiteurs de beach volley.

- Dans la famille australienne, je veux le grand père.

- Ah désolé il est à la plage en train de surfer.

- La mère alors ?- Elle est avec son coach en train de faire du stretching.

- La fille ???

- Pas possible, elle fait du Beach Volley avec ses copines.…

A l’eau, c’est aussi un truc de fou, il faut presque prendre un ticket pour rider une vague.

Le soleil tape fort. Vive les coups de soleil. Le moindre endroit oublié et non tartiné de crème devient rose écrevisse. Romain et Laurie se retrouvent avec des taches roses réparties sur le corps à la manière de nos vaches normandes.

mercredi 21 novembre 2007

VOYAGE ... 1st Days There Down Under


Départ émouvant,
Mais nous avons tous hâte, excités et émus de partir après un dernier repas tous ensemble avec nos familles.

Départ Lundi 19 Novembre 14h (heure locale).

Dépaysement assuré à l’arrivée à Dubaï.
L’ensemble de la population des 5 continents se croisent dans un immense melting pot, ou plutôt, un immense hall : La zone Duty Free.
Malgré une longueur de certainement plus d’un kilomètre, nous avons en 9 heures d’escale largement eu le temps d’arpenter la zone.
9 heures (de 1h du matin à 10h), bloqués dans un aéroport, c’est long, très long. Impossible de vraiment dormir et donc de prendre des heures de sommeil d’avance sur le vol à venir.



Le fameux hall


Ambiance générale dans la zone Duty free


Les 4 dingos à Dubai

Le Vol.

Je mets un V majuscule car comment appeler autrement un vol de 14 heures.
14 heures hors du temps dans un espèce de tunnel large de moins d’une dizaine de mètres dans lesquels il y a 10 « fauteuils » et 2 allées dont le meilleur qualificatif que je puisse trouver, est « étroitesse ».

14 heures hors du temps.

On a pu distinguer au travers d’un hublot, un coucher puis un lever de soleil voilà les seuls indices temporels que l’on a eu.
Nous avions bien des montres mais que veut dire une heure affichée sur un cadran ou un écran quand on voyage vers le futur, quand on saute de fuseaux horaires en fuseaux horaires sans vraiment s’en rendre compte.
Une vague impression de partir sur Saturne ou Jupiter, d’être un pionnier de l’exploration spatial.

Donc au total plus de 24 heures, sans voir le ciel directement ou respirer un air qui n’a pas été filtré par une climatisation ou autre appareil de ventilation.

L’arrivée.

Mercredi 21 Octobre 7h am (heure locale).

Un seul mot résume parfaitement ce que nous avons ressenti « ENFIN !!! ».




Dès la sortie de l’avion, des affiches publicitaires nous ont mis dans l’ambiance.
Par exemple celle d’une compagnie de téléphone portable nous mettant au jus du vocabulaire « aussie » (australien), l’un m’a bien fait rire le « bodyboard » est nommé « Shark Biscuit ».
Puis, la douane, on nous avait prévenu que les douaniers australiens étaient terribles, pas dans notre cas. Peut-être un coup de chance…

Aéroport Sydney et le vocabulaire.

On sort.

Mes premières impressions de ces premiers pas en territoire aussie sont : La terre rouge, des eucalyptus et des palmiers de partout. « Un peu comme chez nous sur la côte d’azur », me diriez vous. Pas du tout car il y aussi plein d’autres végétaux inconnus.
Nous sommes alors un peu perdus, fatigués mais enthousiastes à l’idée de découvrir ce nouveau continent et tout les trésors qu’il recèle.

Un taxi nous emmène « directement » à Manly (c’est un grand mot car le trajet a tout de même pris ¾ d’heure).

64 PittWater Road.

La conduite à gauche, marrant mais on en reparlera lorsqu’il faudra conduire notre van.
Nous traversons Sydney dans les embouteillages et sans vraiment en voir grand-chose car on passe par des Highway (autoroutes) et des tunnels. En passant, le cri d’un perroquet ou un truc du genre résonne quelque part. Il fait lourd, très chaud et si nous sommes aux fenêtres pour avoir un peu d’air « frais », nous y sommes surtout pour boire littéralement le paysage dans son moindre détail.


Nous arrivons enfin à Manly.
Des petites rues partent à droite, à gauche, des bâtiments d’un charme exotique, partout cette impression de ne pas être dans une ville mais dans une jungle où des maisons auraient poussées de ci de là.
Après avoir posé nos bagages, direction la plage de Manly Beach et l’Océan Pacifique.
Là encore plus qu’en voiture, nous avons cette impression de se promener dans une jungle aménagée.



Manly Street et devanture de notre Surf dealer.


En fait, je crois que la différence avec la France est que les australiens n’ont pas coupé leurs arbres là où cela n’était pas nécessaire et donc les espaces verts ne sont pas « aménagés » comme chez nous.
Il y a pleins d’arbres de toutes sortes et d’âges vénérables, aux troncs majestueux, immenses, dans les branches desquels se posent pleins de variétés d’oiseaux « exotiques » (perroquets ou cacatoes, menâtes…).
Manly Beach. Immense en comparaison de nos plages. Gaël semble déçu par les vagues. Le « petit » con.



Manly Beach

On met tous les pieds dans l’Océan Pacifique en même temps dans une sorte de rituel.

Frais.

Puis longeons la plage. Et finalement n’y tenant plus, Romain et moi allons nous jeter dans les vagues pour body surfer.
L’éclate, un grand plaisir après ce voyage interminable.

Tous, nous réalisons à peine où nous sommes, que nous sommes en train de jouer au Freesbee sur une plage à l’autre bout du monde au bord de l’Océan Pacifique (je me répète un peu mais c’est pour me permettre de bien me le faire rentrer dans le crâne le plus rapidement possible).

Passé ce petit moment de réjouissance, nous allons vite à la banque afin d’ouvrir un compte.
Rapide pour Laurie et Gaël mais interminable pour Romain et moi. Nous sommes tombés sur une femme aussi rapide qu’une tortue.

Laurie nous avouera à romain et moi et à notre plus grand « réconfort » qu’elle n’avait rien compris à ce que lui disait le banquier.

L’attente nous achève, Romain et moi car on n’en voyait pas la fin, Laurie et Gaël par leur attente dehors.
La fatigue due au Jet-Lag nous tombe dessus.

Nous allons nous coucher à 6h pm je crois pour nous réveiller vers 2h am. Gaël est malade. Peut-être le Burger de la veille qui passe pas…
Bref, on se force à se rendormir jusqu’à 6 h am. Histoire d’essayer de se mettre dans le rythme d’ici.
Nous nous levons pour aller voir le lever de soleil sur l’Océan (je vous épargne le Pacifique cette fois).
Des oiseaux chantent de partout, et il y a une sorte de brume matinale flottant dans l’air.
Nous arrivons un peu tard pour profiter du spectacle.

Mais un tout autre spectacle nous y attend.
Les Aussies sont là, en train de surfer, courir, jouer au Beach Volley. On ne sait pas à depuis quelle heure ils y sont mais on se promet de revenir demain vers 5h30 am pour, d’une voir le soleil se lever et de deux, voir si les aussies sont au rendez vous.




6h du mat' et les Aussies sont là. Sur terre ou sur mer...



lundi 5 novembre 2007

J -14


rrrRRRRAAA

Ca se rapproche vraiment là. Les dernières formalités administratives sont en train d'être bouclées.
Dans 2 semaines exactement nous serons à l'aéroport.
Départ 14h35 direction Dubai via Rome.
Arrivée à 1h du mat pour une escale de 9h puis départ pour l'Oz. La tension commence à monter, vous savez cette espèce d'envie de sauter de partout. Un peu d'anxiété aussi dans le genre "me*** est ce qu'on a pensé à tout??? ".

Bon, nous savons où nous allons nous loger pour la 1ère semaine: un bungalow à 300m de la plage Manly Beach au nord de la baie de Sydney. Hey Mate, c'est pas cool ça!!