dimanche 30 mars 2008

TRIP SURF : BELLS BEACH

18 mars au 26 Mars


Le Bells Beach Rip Curl Pro Tour 08.
Nous voici de retour à Torquay et Bells Beach pour environ une semaine pour un trip 100% pur surf.
Nous venons voir l’une des étapes des championnats du monde de surf.
Bells Beach, une vague mythique. Deux spots principaux The Bowl et Rincon.
The Bowl est une vague puissante, surfer the Bowl c’est un peu chevaucher un étalon au galop.
La vague arrive, grossit, tu hésites entre tenter de la prendre ou l’éviter.
La surfer, c’est aussi prendre le risque de se prendre un bon gros wipe out.
Bon n’y pensons plus.
Elle arrive, le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action. Tu paddles, tu sens l’onde passer sous ta board. C’est le moment critique, va-t-elle te prendre ou te laisser là. Non ! D’un coup tu sens qu’elle te porte, c’est comme une sorte d’accélération vécue au ralenti.
Ton surf plonge dans la vague, tu te redresses en poussant sur les bras, poses tes pieds sur ta board, voilà tu es debout.
La vague est dans ton dos, elle continue à grossir, tu jettes un coup d’œil en arrière, le pic est bien 30 à 50cm au dessus de ta tête.
Rush d’adrénaline.
D’un mouvement d’épaule tu lances ton virage vers la droite (front side pour le regular). Et là, tu as le deuxième effet kiss cool, le fameux « coup de pied au c** » la vague te propulse en avant. Ta planche semble voler sur l’eau.
L’extase sur une bonne centaine de mètres.
Finalement l’écume te rattrape et tu sors de la vague.
Un grand sourire affiché sur ton visage, figé pour les 10 minutes à venir.
A ce moment là, tu oublies tout le temps passé à attendre la vague, toutes les vagues qui n’ont pas voulu de toi, les wipe out, tout…
Tu n’as qu’une idée en tête, recommencer, rider une nouvelle fois cette vague ( ARGH rien que d’évoquer ce souvenir, j’éprouve le manque).
J’échange volontier une saison de snow telle que celle que nous sommes en train de louper (re ARGH) pour une semaine de ride à Bells.
Rincon, c’est une autre paire de manche, une vague beaucoup plus régulière, un peu plus petite (5 ft environ ou 1m50 pour les incultes lol) mais dans le reef. La moindre erreur ne pardonne pas, Dude, un wipe out ici est synonyme de rendez vous avec les rochers.
Gael pourra vous parler plus longuement que moi de l’impression que ça fait de rider une vague en voyant défiler les rochers sous sa board et 20 cm d’eau.

Bon, en ce qui concerne la competétion.
Excellent. Contrairement à Hossegor (qui est aussi une étape du championnat), il y a beaucoup moins de monde. Cela à rien à voir.
Cela nous a permis d’avoir une proximité étonnante avec les riders.
Voir passer Kelly Slater (8x champion du monde, une légende vivante du surf) à moins d’1 mètre de soi, lui glisser un « Good Luck mate », le voir te répondre avant de partir sur son run. C’est excellent.
Idem avec Mick Fanning (champion du monde 2007),
Jérémy Flores (un petit français futur champion),
Layne Beachley (pardon pour l’orthographe de son nom, bref plusieurs fois championne du monde), Bobby Martinez, Adriano de Sousa, Dane Reynolds (lui aussi un futur champion, il a enchainé des runs de fou), CJ Hobgood… Bref que du beau monde à l’eau.
Et nous les croisons aussi dans la ville. Kelly Slater au supermarché, Mick Fanning fait du shopping… C’est trop bon.

Bref pour résumer, une très bonne semaine.

dimanche 16 mars 2008

Les Vendanges dans la Yarra Valley.

Période du environ fin février au environ 15 Mars.
Mais où est la précision des premiers jours, que diable ??
C’est de pire en pire tout ça !!!

Bon, je m’excuse de mes irrégularités d’écriture et parutions.
Les vendanges (ou « graps picking » à la mode australienne) dans la Yarra Valley. Pour vous raconter en bref, on se lève tous à 5h30 le matin pour commencer le boulot à 7h et pour finir à 15h. Ca, c’est la théorie, le jour de l’inscription à l’agence, le jour où ils nous ont dit aussi, « vous commencez demain » ou encore « vous bosserez 7 jours sur 7, mais n’hésitez pas à demander des jours off ».
Maintenant dans la pratique, on commence bien à 7h mais les horaires de fin sont très irréguliers, on peut finir à midi comme à 16h30, suivant les exploitations viticoles. Nos salaires sont eux aussi très irréguliers, puisque nous attendons toujours la paie d’il y a 2 semaines. Encore un ENFOIR…. Oups ! Pardon mais être peut être obligé de revenir en France et raccourcir notre voyage à cause de lui, me fout les boules.

Bon sinon, il y a un plus, qui n’est pas des moindres : observer la Yarra Valley à 6h-7h du matin.
Je vais vous donner des cours de géographie sur la yarra valley. Pourquoi ? Juste pour que vous puissiez imaginer les décors que je vais vous décrire.
La Yarra Valley est une très large plaine vallonnée, parcourue de petites collines et dépressions. C’est un endroit très humide et souvent inondé en hiver. Voilà c’est fait.

Donc Imaginez cette plaine vallonnée le matin, alors que le soleil n’est pas encore levé, mais ne saurait tarder à sortir de son lit. Imaginez toute l’humidité de la nuit qui s’évapore en une épaisse brume s’accumulant dans les dépressions de la plaines. Imaginez quelques cimes d’arbres émergeant de ce brouillard. Imaginez que vous vous déplacez sur une petite route vous permettant de voir cette mer et ces îlots du dessus.
Soudain la route plonge dans le brouillard, réduisant en un instant votre champ de vision à quelques mètres devant vous.
Puis vous ré-émergez de la brume tel un sous-marin. Pour voir au détour d’un virage, la silhouette d’une montgolfière accrochée au sol. Le brûleur s’allume, transformant l’ensemble du ballon en une immense lampe de chevet éclairé de l’intérieur. Avant de disparaître, au milieu des arbres.
Imaginez les cahots des petits chemins qu’il faut emprunter pour se rendre dans les champs de vignes.
Et l’arrivée. Un immense champ, dans lequel les vignes sont alignées en longues rangées parallèles. Un immense champ de vigne posé sur une colline surplombant la vallée embrumée. Et là, le soleil décide de se lever, un peu comme s’il avait attendu que l’on arrive, pour rajouter sa dernière touche sur cette toile de maestro. L’essence même de la vie.
Voilà ce que j’ai ressenti en cet instant.
(Bon, je vous entends déjà dire (surtout Eva à vrai dire (la sœur de Laurie)) « OULA Nico, qu’est ce que tu as fumé cette fois ? »).
Peut-être suis-je arriver à me rapprocher du « Dream Time », religion des aborigènes. Ou, peut-être ne suis-je qu’à peine réveiller en cette heure matinale. Ou encore, simplement, peut importe le lieu où nous nous trouvons, nous restons les mêmes.

Un autre plus, cela nous a permis de rencontrer pas mal de gens de toutes les nationalités, de parler, échanger des conseils… C’était vraiment sympa. D’ailleurs, on devrait en retrouver quelques uns dans la semaine à venir à Bells Beach pour la compétition de surf.
Après cette semaine, normalement nous nous splitons, Gael restera ici à melbourne encore un peu, tandis que Laurie, Romain et moi allons partir pour le Far West (comprendre par ceci, non pas le far west des cowboys et indiens mais l’Ouest lointain de Perth).